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Écran - Matériel - 6 mars 2026

L’OLED sur PC : Comprendre les différentes générations (Guide 2022-2026)

Enfin un guide complet sur le sujet !

Il y a à peine cinq ans, jouer sur PC avec la technologie OLED relevait du fantasme ou du bricolage avec des téléviseurs 48 pouces trop imposants pour un bureau standard. À présent, nous sommes en 2026, et le paysage a radicalement changé. L’OLED n’est plus une niche, c’est le standard du milieu et du haut de gamme.

Si le CES de Janvier 2026 nous a bien appris une chose, c’est que la guerre technologique entre Samsung Display et LG Display a propulsé l’industrie à une vitesse fulgurante. D’une première génération à la luminosité perfectible, jusqu’aux dalles Tandem OLED actuelles dépassant les 1500 nits et les 500 Hz, il était grand temps de faire un point sur l’évolution de nos écrans.

Au travers de ce guide qui fait suite à une vidéo publiée en novembre 2024 et dans laquelle je revenais sur les trois premières générations, nous allons aller un peu plus loin pour comprendre tout ce qui a changé ces dernières années.

Pour des raisons évidentes de simplicité, toutes les références/variantes par années et par marques ne seront pas citées. Mon choix s’est porté sur les références principales de chaque génération.

En effet, si on considère l’ensemble des marques ayant proposé les dalles Gaming OLED, ça nous donne à minima LG, Alienware, ROG, Samsung, MSI, AOC, Gigabyte AORUS, Dell, Philips, Porsche Design, Lenovo, Koorui, KTC, Sony, Corsair, BenQ, Asus (ProART), Cooler Master, Acer, HKC, Twister Minds ou encore Titan Army, sans parler des innombrables références de chacune de ces marques.

Enfin, le sujet étant en constante évolution et les appellations pouvant varier selon les années et les abus de langage, il est possible que vous ayez un avis différent sur certains points.

Dernière mise à jour de l’article : Mars 2026

Mon setup, en Mai 2023, le ROG PG27AQDM au centre

Sommaire

2015-2022 : Le gaming avant l’OLED
2022-2023 : La première génération
2024 : La seconde génération – Kōkan
2025 : La 3ème génération – Les créateurs
2025-2026 : La 4ème génération – Confusion
2026 – Aujourd’hui : La 5ème génération – Travail en tandem

Le haut de gamme avant l’OLED

Avant d’aborder l’OLED et de savoir où on va, il est important de se rappeler d’où on vient.

Aux environs de 2020, si vous vouliez du premium en gaming et selon vos attentes, vous deviez impérativement vous orienter vers deux gammes de produits différentes.

Pour l’e-sport

Si vous cherchiez à maximiser la performance et que vous vouliez la crème de la crème pour les FPS compétitifs ou pour l’e-sport, Zowie (BenQ) était déjà une référence sur le marché, en particulier avec le XL2546K, un écran TN de 24,5 pouces en 1080p et 240 Hz pour 540€ environ.

Par ailleurs, la technologie TN reste utilisée aujourd’hui avec pour l’exemple, lors de la compétition Counter Strike Major 2025 de Budapest, le XL2586X+ de Zowie, un 24 pouces à 600 Hz en 1080p.

Si vous voulez creuser ce sujet, n’hésitez pas à jeter un œil à la fiche produit du constructeur qui revient en détail sur la technologie DyAc 2 et la nouvelle génération de dalle Fast TN.

Pour tous les autres usages

Si les écrans VA n’ont jamais vraiment brillé pour les performances en jeu, il n’en reste pas moins que beaucoup de joueurs apprécient cette technologie, en particulier pour le côté très incurvé des écrans (ce que ne peuvent pas les IPS dans ce format) ainsi que des contrastes très élevés. Il n’est en effet pas rare de trouver des moniteurs VA avec des taux de contraste de 3000:1 ou 4000:1, soit 3 à 4x plus qu’un écran IPS !

Mais alors, pourquoi avec un contraste considérablement supérieur et des prix souvent plus bas, les écrans VA ne sont pas recommandés pour tous les joueurs ? À cause du gosthing.

Ce phénomène, pas forcément gênant ou perceptible dans la majorité des usages, est un problème majeur pour tous les jeux un peu dynamiques, comme les jeux de tir. Comme le montre l’image ci-dessus, une traînée « fantôme » est particulièrement visible sur le déplacement de l’élément à l’image. Résultat, une sensation que l’écran « bave » en permanence dans les jeux un peu nerveux.

Malgré ce défaut et les couleurs considérablement plus ternes d’un écran VA vis-à-vis d’un écran IPS même bas de gamme (40% de nuances de couleurs en moins, tout de même !) les écrans équipés de cette technologie étaient commercialisés à des tarifs parfois très élevés, comme ce Samsung Odyssey G7 avec une dalle QHD de 32″ incurvé à 1000R pour 700€ lancé en 2020.

L’Odyssey G7

Si les écrans VA ont aujourd’hui encore beaucoup de succès, c’est en partie dû au fait qu’on trouve des 27″ incurvés inexistants en IPS et TN, avec des prix souvent 30% inférieurs à un équivalent IPS. De ce fait, les joueurs habitués à un écran VA préfèrent souvent rester sur une technologie qu’ils connaissent par peur d’être déçus de ce qui existe à côté.

Et l’IPS ?

Si vous ne cherchiez pas l’excellence de l’e-sport, c’était vers l’IPS qu’il fallait se tourner, avec en particulier deux références, ceci afin de profiter d’angles de vision plus larges et surtout de couleurs considérablement supérieures à une dalle TN.

Tout d’abord, AGON. Ils ont lancé en 2016 l’un des deux seuls écrans QHD IPS de 27 pouces au monde à embarquer du G-Sync. Oui, il n’existait alors que deux références sur le marché, dont le AG271QG G-SYNC que j’ai eu quelque temps. Son prix, me direz-vous ? Bonne question. À votre avis, combien pourrait couter un écran IPS qui n’a pas de HDR, qui stagne à 165 Hz, avec de l’HDMI 1.4 et du Displayport 1.2 ? 799€. Oui oui, vraiment.

Mon setup en 2017, avec l'Agon AG271QG.

Mon setup en 2017, avec l’écran AGON

À présent, concernant l’autre écran IPS ? Après tout, ça ne pourrait pas être plus cher, le prix est déjà considérable, en particulier quand on voit à quel point c’est « moins bon » que l’OLED.

Bam. Voici l’Alienware AW3821DW, l’un des meilleurs écrans gaming/création de l’époque pré-oled, possédant une dalle Nano IPS très bien réglée en usine de 38,5 pouces au format 21/9 affichant 3840x1600px, le tout avec G-Sync Ultimate et de l’HDR600. Son prix ? 1300 à 1500€. Encore aujourd’hui, si vous l’avez sur votre bureau, c’est une très belle référence, en particulier avec la rareté de son format.

L’Alienware AW3821DW dans mon setup. Un écran incroyable !

Bilan

Aujourd’hui, vous pourriez acheter 2 voir 3 moniteurs de 27 pouces QD-OLED Gen 3 pour le prix d’un seul écran IPS Alienware AW3821DW lancé il y a 6 ans. Et oui. C’est en cela que je voulais introduire ce guide, vous rappeler d’où nous venons, et que le segment haut de gamme a TOUJOURS été onéreux, ce qui aide à grandement relativiser les tarifs actuels.

OLED Gen 1 : L’éveil

Branle-bas de combat !

Chez les joueurs, ce fut un sacré chamboulement fin 2022/début 2023. L’OLED quitte enfin nos salons pour arriver, non sans défauts, sur nos bureaux, bien qu’indéniablement, le gain a été colossal en termes de colorimétrie et de performance en jeux, comparativement aux écrans VA/IPS de l’époque.

Mon ROG PG27AQDM, en 2023

Samsung Display et LG Display viennent alors de présenter la toute première génération d’écrans OLED pour le gaming sur PC. Ne cherchez d’ailleurs pas à comparer un moniteur et une télévision qui existaient déjà en OLED à cette époque, avec par exemple la LG 55EA980V de 2013, dans la mesure où ce sont des produits très différents, conçus pour des usages et des besoins différents, avec des technologies différentes.

Au départ, c’est donc Samsung qui a ouvert les hostilités avec l’Odyssey G8, un moniteur 21/9 34 pouces de 175 Hz, visuellement impressionnant avec son design ultra-mince et ses finitions impeccables.

Si vous vouliez du 21/9 en OLED, c’était forcément vers lui que vous deviez vous tourner. D’autres marques comme Alienware avec le AW3423DW existaient, mais toutes embarquaient la même dalle avec le même défaut, celui des aberrations chromatiques.

Des lignes rose/vert sont présentes sur les textes et caractères fins comme les bordures d'interfaces.

Des lignes rose/vert sont présentes sur les textes et caractères fins comme les bordures d’interfaces.

En effet, ce point représente le plus gros problème pour celles et ceux qui utilisent leur écran en usage mixte, à savoir travailler/naviguer en perso + du gaming.

Ces franges roses et vertes apportaient un inconfort très important chez certains utilisateurs, en particulier au début où ce problème n’était pas forcément connu et documenté. Il existait bien quelques pirouettes pour atténuer ce problème, comme changer la mise à l’échelle de votre système, mais l’inconvénient était la perte d’espace utilisable.

En revanche, ce défaut ne touchant que les caractères les plus fins, ce n’était absolument pas un problème pour un écran utilisé 100% en usage gaming/film/série, même pour une lecture d’interfaces en jeux ou de sous-titres.

Toutefois, il existait un autre problème situé au niveau du revêtement semi-brillant. Certes très beau dans son rendu avec une image nette et précise ainsi que des couleurs plus pétantes qu’avec un revêtement mat, mais les utilisateurs qui avaient à côté d’eux une source de lumière importante (fenêtre, baie vitrée) se retrouvaient parfois avec une teinte violette visible là où l’écran était le plus sombre.

À gauche, un W-OLED mat. À droite, un QD-OLED semi-glossy

Avec l’écran allumé, c’est beaucoup moins visible qu’éteint (exemple ci-dessus). Toutefois, ça pouvait déranger certains, bien que dans des environnements où aucune source de lumière n’était directement braquée sur l’écran, ça ne se voyait absolument pas.

En revanche, à 1499€ le G8, ces deux problèmes ne passaient pas chez beaucoup de clients, ce qui se comprend.

Concernant LG

Si Samsung se concentrait sur le 21/9, c’est LG qui dominait le 16/9.

En termes de format et de prix, les dalles LG pouvaient être plus compétitives, que ce soit en prix ou en performance. Proposée uniquement en 16/9, 27 pouces, et QHD. Les écrans équipés de cette dalle étaient souvent 200 à 400€ moins chers que le G8 de Samsung, pour des performances en hausse au niveau du taux de rafraichissement qui était de 240 Hz.

Pour autant, LG était-il meilleur que Samsung ? Pas forcément.

Le problème du banding

Très mal documentées surtout à l’époque, les dalles OLED d’LG ont besoin d’une période de « rodage » comme les casques audio ou des moteurs par exemple. En soi, la performance maximale de l’écran n’est donc pas atteinte au déballage, mais après quelques dizaines d’heures d’utilisation, ce qui fait que beaucoup se sont posé la question d’un rendu « bizarre » surtout dans les gris, comme dans l’exemple ci dessous :

BANDE DE MONITEUR LG OLED : r/OLED_Gaming

On appelle ce rendu, du banding et se présente par des bandes dont le gris n’est pas uniforme. C’est particulièrement visible sur des fonds gris unis, mais pas du tout dans les jeux, vidéos ou usage courant. De ce fait, à moins d’adorer regarder Discord en plein écran toute la journée, ça ne posera pas de problème au quotidien, bien que ce soit toujours présent en 2026. Le problème s’atténue fortement sans toutefois disparaitre complètement chez certains au fil de l’utilisation et des cycles de nettoyage.

Les couleurs

En termes d’intensité sur certaines nuances de couleurs, la dalle W-OLED souffrait d’un bon 30% de moins face au QD-OLED. Ce n’est pas non plus un « grave » problème en soi dans la mesure où ça restait bien meilleur que la majorité des moniteurs du marché. Toutefois, de manière objective et technique, quand on a passé quelques semaines/mois avec un écran QD-OLED, le W-OLED pouvait sembler un peu « terne » selon l’exigence de chacun et le contenu affiché.

Selon les teintes, la différence est considérable

L’autre problème venait des textes, CERTES sans aberration chromatique sur le W-OLED, MAIS avec en contrepartie les éléments d’interface et les caractères fins (textes) davantage flous, dus à l’agencement des sous-pixels différent, mais surtout combiné au revêtement mat.

Différence de précision dans l’image entre un revêtement mat (gauche) et brillant (droite)

Pour l’anecdote, c’est principalement à cause de ce souci de netteté que j’ai changé mon écran ROG de l’époque, au grand plaisir d’un abonné qui l’a récupéré au passage.

Travaillant au quotidien avec, ses caractères flous me devenaient de plus en plus inconfortables, en grande partie dus à ma forte exigence sur ce point.

Autre différence de rendu entre un W-OLED mat (gauche) et un QD-OLED semi-brillant (droite). L’image est plus nette sur l’exemple de droite, mais du vert/rose est visible autour des lettres.

Pourquoi je vous parle de ROG et pas des autres références avec la même dalle ?

Parce que ROG, comme souvent, a innové avec cette dalle en utilisant un film au graphène apportant une dissipation thermique totalement différente afin d’optimiser le refroidissement de l’écran et ainsi de pouvoir proposer le PG27AQDM, avec une tension électrique plus élevée et une chauffe mieux maitrisée de la dalle OLED que le modèle de référence de chez LG.

Ainsi, le PG27AQDM offrait (en scène réelle) une luminosité de 238 nits, là où le 27GR95QE d’LG plafonnait à 172 nits, soit une différence de +38% et ce n’est pas rien, sachant que les deux écrans embarquaient la même dalle !

Une différence de quelques dizaines de nits pourrait sembler subtile, mais se distingue bien selon les situations, comme ici dans les zones à haute luminosité.

Pour les plus curieux, un comparatif est disponible juste ici (Source : RTINGS)

Sa luminosité est justement l’argument supplémentaire qui a justifié mon choix vers cette référence de ROG à l’époque. De plus, les 240 se sont imposés pour moi comme une évidence face aux 175 Hz du G8.

En revanche, ce gain de luminosité était payé au prix fort, avec un tarif environ 200€ plus élevé que le modèle de référence de chez LG.

Le ROG PG27AQDM commandé à sa sortie, pour 1294€. J’ai encore mal au cœur.

Le flickering

Enfin, dernier point sur les défauts des écrans OLED en général (Samsung comme LG) viendra du scintillement, qu’on voit souvent avec le terme anglophone flickering, et toujours présent en 2026.

Tous les écrans OLED sont concernés par un phénomène de scintillement qui apparait quand le taux d’images par seconde n’est pas stable dans un jeu, en particulier quand vous faites un retour dans les options ou le menu. La plupart des jeux vont limiter le nombre d’images par seconde sur les interfaces (genre 30 ou 60) pour limiter la charge sur le PC. C’est une bonne idée en soi, mais le fait de passer d’un coup de 240 FPS à 30 ou 60 FPS (et donc Hz, si votre écran est synchronisé avec votre console/PC) provoque ce phénomène.

OLED flicker: What it is, what you can do about it, and how ROG leads the fight against it

Là encore, c’est un sujet « sensible » dans la mesure où certains en parlent dans les articles/tests et d’autres non.

À titre personnel, je n’en parle jamais parce qu’ayant une config stable et cohérente avec les écrans que je teste, et donc un taux d’images par seconde stable en jeux, je n’ai jamais été confronté à ce phénomène, sauf dans les jeux où, comme j’en parlais juste avant, le taux d’images par seconde était réduit dans les menus, comme pour Call of Duty Black Ops 6. Fort heureusement, 2 clics dans les options graphiques du jeu permettent d’ajuster ceci en laissant les menus afficher le même nombre d’images par seconde qu’en jeu.

L’autre solution vient d’une limitation des FPS en jeux. Si votre config n’est pas capable de vous délivrer des performances stables en jeu, ne vous acharnez pas à atteindre un pic maximum pendant genre 2% du temps de votre session de jeux. Si vous êtes à 167 FPS stable et que vous avez un écran 240 Hz ce n’est pas grave, mieux vaut un taux d’image par seconde bridé et stable (ce qui soulage aussi le PC niveau perf et consommation électrique) que de s’acharner à grappiller quelques images par seconde en plus.

Le cas du G9

Mi-2023, Samsung a également annoncé une évolution importante de sa gamme G9 jusque-là avec une dalle VA. Il s’agit d’écrans au format 32/9 et de 49 pouces, parfois en miniLED, et équivalents en surface d’affichage à 2 moniteurs de 27 pouces en 2560×1440, pour un total de 5120px par 1440px !

Seule ombre au tableau ? Son prix. Annoncé à 2199€ chez nous, ça pouvait calmer.

En revanche, nous étions à une époque où un écran OLED de 27 pouces coûtait un peu plus de 1000€, alors un écran équivalent à deux moniteurs, qui coûte le prix de 2 moniteurs, disons que c’était cohérent, particulièrement à côté de sa version en VA miniLED qui était affichée au même prix, et à une époque où le miniLED coûtait encore plus cher qu’aujourd’hui à ajouter.

L’impressionnant G9 de Samsung.

Bien que le passage du VA à l’OLED ait offert un confort très appréciable en termes de colorimétrie et d’angle de vision, il y avait deux choses à noter.

Tout d’abord, le passage d’un VA miniLED à de l’OLED a considérablement réduit la luminosité globale. Si l’écran est certifié DisplayHDR True Black 400, ça reste sur une petite zone de l’écran, et la luminosité standard est presque 2x moins élevée que son grand frère en VA miniLED.

Autre inconvénient : si le G9 impressionnait sur les salons, c’était non seulement grâce à son format 32/9, mais surtout grâce à sa courbure. 1000R, ça se remarque ! Toutefois, sur sa version OLED, la courbure n’était que de 1800R, soit très légère.

Exemple d'un 49" à 1000R (en haut) et d'un 1800R (en bas)

Enfin, pour conclure ce chapitre sur le G9, voici, afin de vous y retrouver, les 3 modèles disponibles en OLED en Mars 2026 :

– Le G93SD : Le plus récent (2024) et mon préféré, que j’ai testé dans cette vidéo. Il est le seul à embarquer un revêtement mat et une dalle Gen 2.
– Le G93SC : Le plus ancien (Juin 2023) moins cher, sans fonctions SmartTV intégrées.
– Le G95SC : Un variant du 93SC avec un revêtement semi brillant et des fonctions SmartTV

Conclusion

À l’époque, celles et ceux qui cherchaient une dalle 240 Hz se tournaient vers LG avec le produit maison pour limiter les coûts ou celui de ROG si le budget était un peu plus élevé. Quand à ceux qui préféraient favoriser l’immersion et que les 175 Hz ne dérangeaient pas, pouvaient alors se tourner vers le G8 de Samsung ou son équivalent d’Alienware.

Indéniablement, nous avions là les premières pierres d’une nouvelle technologie qui allait profondément bouleverser l’industrie.

Gen 2 : Kōkan

Cette nouvelle « génération » a apporté de nombreux changements. Cette année-là, les constructeurs ont inversé les rôles et complété leurs catalogues respectifs.

LG Display a profité du CES de 2024 pour annoncer un mastodonte, le 34GS95QE. Cet écran 21/9 et 34 pouces pourrait faire penser à une simple copie du G8 de Samsung lancé l’année précédente, mais que nenni ma bonne dame ! LG a joué la carte de l’immersion à fond en proposant une dalle incurvée à 800R contre les 1800 du G8 et le rendu est assez dingue. Pour les plus curieux, le R signifie Radius, et plus le chiffre est petit, plus l’écran est incurvé (rappelez-vous du chapitre sur le G9 plus haut).

La courbe d’un écran à 800R

En face, Samsung Display a également complété sa gamme en proposant cette année-là du 16/9 de 3ème génération, avec en 27 pouces le G6 et en 32 pouces le G8 (Oui, un autre G8 mais pas le même que le 34. Il faut suivre avec Samsung ! Il y a le G85SB en 34 pouces et 175 Hz, puis le G80SD en 4K et 32 pouces).

Dans un cas comme dans l’autre, les deux écrans ont fait l’effet d’une bombe chez les consommateurs. Le G6 apporte lui le 360 Hz avec la technologie QD-OLED ainsi qu’une dalle plus lumineuse certifiée DisplayHDR True Black 400 et a un excellent HDR. À côté de ça, le G8 offrait une image encore jamais vue en OLED avec une dalle 4K disposant d’une densité de 140 pixels par pouce, permettant d’effacer complètement les problèmes d’aberrations chromatiques.

Pour l’anecdote, Alienware embarquait justement cette nouvelle dalle 4K en s’offrant le luxe de la courber un peu (1800R) pour proposer encore aujourd’hui en 2026 l’une des meilleures refs dans ce domaine, le AW3225QF.

Le Samsung G6 360 Hz profite également d’un agencement différent des sous-pixels, permettant de réduire les franges rose et verte, et c’est là que ça se complique un peu. Les plus attentifs auront noté que quelques lignes plus haut j’ai noté que Samsung avait lancé la 3ème génération de dalle et … ce n’était pas une erreur.

L’agencement des sous-pixels est à présent différent

En soi, chez Samsung, nous sommes là sur une dalle « QD-OLED Gen 3 ». Mais vous me direz, où est la Gen 2 puisque nous étions sur la Gen 1 l’année d’avant ? Le diable se cache dans les détails !

En effet, Samsung propose à présent 3 « générations » ainsi divisées :

– Gen 1 : La dalle de 34 pouces lancée fin 2022.
– Gen 2 : La même dalle de 34 pouces mais avec des améliorations sur le HDR et la luminosité. On reconnait cette génération car elle porte la certification DisplayHDR TrueBlack 400, et existe en 175 Hz avec par exemple cette référence d’AOC (Agon Pro) ainsi qu’une version améliorée qui monte à 240 Hz, comme cette référence d’Aorus.
– Gen 3 : Exclusive au 16/9 e, 27 et 32″. Le nouvel agencement de sous-pixels s’ajoute à la fréquence en hausse et à la luminosité supplémentaires, comme avec ce Samsung G6 ou bien encore l’XG27ACDNG de ROG.

Du côté de chez LG, un nouvel écran pensé pour la performance a été présenté plus tard dans l’année avec le 27GX790A, une réponse directe au G6 avec un moniteur QHD 27 pouces de 480 Hz ! Le double de l’année précédente, et ce n’est pas de trop pour prendre la tête sur le concurrent direct.

Enfin, dernier produit majeur de cette année-là, le 32GS95UE, un écran rien de moins qu’en 32 pouces avec une dalle Dual Hz, permettant de basculer d’une 4K native de 240 Hz à du 1080p 480 Hz, assez révolutionnaire.

Avec le temps, les constructeurs tiers ont proposé quelques produits équipés de cette dalle Dual Hz, tout comme le ROG XG32UCWMG qui est une énorme référence dans le domaine, ainsi qu’une version plus abordable, le ROG XG32UCWG qui monte un peu moins haut en Hz avec une 4K 165 et du 1080p 330 Hz.

L’intérêt sur cette année-là pour les constructeurs était triple. Tout d’abord, compléter les gammes respectives avec des références aux ratios/tailles différentes. Ensuite, corriger les défauts de jeunesse comme la luminosité. Enfin, travailler sur les points critiques comme l’agencement des sous-pixels, en particulier pour Samsung, afin de rendre le texte un peu plus lisible.

2024 est aussi une année où les ventes d’écrans OLED ont EXPLOSÉ.

En effet, avec davantage de références et des marques tierces qui proposent leurs propres versions (LG Display et Samsung Display fournissant des marques comme ROG, MSI, Alienware, Gigabyte et j’en passe), le consommateur a beaucoup plus de choix et avec des prix tirés vers le bas, surtout dans les périodes de promo (Prime Days, Cyber Monday, Black Friday etc)

Avec beaucoup plus de modèles et de concurrence, on commence à voir de très grosses baisses de prix. Si au début l’OLED dépassait facilement les 1000/1400€, en un an les prix ont été divisés par 2, et c’est CONSIDÉRABLE.

Toutefois, ce n’était pas forcément une bonne nouvelle pour tous. Il est en effet difficile d’avaler la pilule quand à peine un an plus tard la nouvelle génération 2x moins chère arrive. La décote sur le marché de l’occasion a été ultraviolente et beaucoup de consommateurs ont été déçus. Certes un écran n’a pas pour vocation d’être un investissement, mais un produit à 1200€ qui passe à 700€ en neuf, se retrouve à être proposé dans les 400-500€ en occasion pour espérer être vendu, soit une perte de valeur de plus de 60% sur un an !

Les nouveaux modes HDR sont particulièrement immersifs dans les jeux contrastés

DisplayHDR True Black 400

Enfin, pour parler des améliorations de cette génération, celui sur la luminosité. Globalement, la moyenne des écrans a vu ce point augmenter d’environ 40%, permettant une certification DisplayHDR True Black 400 en standard, et un Peak 1000 (sur 2% de l’image). Pour l’astuce, c’est à ça que vous pourrez reconnaitre une Gen 1 d’une Gen 2, la Gen 2 possède cette certification HDR dont ne profite pas la Gen 1.

Si vous voulez en savoir davantage à ce sujet, l’article de TFT Central est à votre disposition, tout comme le site officiel qui détaille l’ensemble des informations au niveau des certifications DisplayHDR, du 400 au 1400 et du True Black 400 au True Black 1000.

Pour conclure ce chapitre sur la luminosité, j’ajouterais une information importante : Un œil humain ne distingue pas son environnement comme une sonde de mesure lors d’un test. Nous percevons la luminosité de manière différente, avec en particulier le contraste. J’en parle en détail dans cet article si ça vous intéresse de comprendre pourquoi un écran indiqué à 300 nits semble aussi lumineux qu’un écran à 510 nits.

ClearMR

En complément de cette nouvelle norme centrée sur la luminosité, une nouvelle est arrivée : Le ClearMR.

Exprimée là aussi en unité, on trouve des résultats allant aujourd’hui de 3000 à 21000 et se concentre sur la netteté des mouvements. Plus le chiffre est élevé et plus les pixels sont net lors des mouvements et le flou réduit, ce qui en fait un argument intéressant pour celles et ceux en quête de performance et d’un moniteur dédié à du FPS compétitif.

De manière étonnante, beaucoup de marques sont encore aux abonnés absents sur ce point. Le site officiel référence tous les produits compatibles, triés par marques, et si Gigabyte, MSI, LG et AOC sont présents, il manquera des têtes d’affiche importantes comme Samsung, Alienware, ROG, Sony et j’en passe.

Pour connaitre les mesures et les paliers, c’est toujours sur le site officiel, mais sur cette page.

Pour les plus curieux, il y a quelques temps j’ai publié un test de l’M10S de Sony, écran qui embarque justement cette dalle 480 Hz de LG Display :

Gen 3 – 2024-2025 : Les créateurs

Cette année-là, les nouveautés viennent surtout de Samsung Display et du QD-OLED qui passe (d’un point de vue marketing/technique) d’une génération 3 à du « 3.5 ». Vulgairement, beaucoup appellent ça « Gen 4 » dans la mesure où elle apporte quelques nouveautés.

Pour faire simple, il n’y a pas eu de « révolution » technologique majeure au point d’en justifier un saut générationnel dans la nomenclature du constructeur. Nous avons toutefois eu droit à quelques belles nouveautés, en particulier avec l’arrivée des dalles 4K de 27 pouces et surtout d’une nouvelle méthode de fabrication avec un procédé nommé « pico-inkjet » qui consiste à « imprimer » les pixels sur la dalle comme le ferait une imprimante avec du papier.

Pour les plus curieux, cette méthode permet ainsi « d’imprimer » avec une précision et une finesse extrêmes, où chaque « goutte » ne représente que 0,000000000001 litre. Cette innovation industrielle pour la fabrication de dalles à grande échelle a donc permis l’arrivée d’une densité de pixels plus élevée, passant de 109 sur un écran QHD de 27 pouces et de 140 sur un écran 4K de 32 pouces à 166 pour un 4K de 27 pouces.

Si cette année-là nous n’avons pas gagné en fréquence, luminosité, ou encore en gestion du HDR, c’est surtout l’arrivée de la gamme 4K en 27 pouces qui a marqué le coup.

En effet, j’abordais ce point dans la Gen 1, le manque de netteté dans les textes causé par le « flou » du rendu granuleux des revêtements mats d’LG ou les aberrations chromatiques des QD a poussé de nombreux créateurs ou utilisateurs exigeants ou plus sensibles à ce phénomène à rester sur de l’IPS. Quel plaisir d’avoir donc enfin des écrans « propres » !

Nous avons également pu apercevoir une dalle 5K QD-OLED (Samsung Display) en salon. Samsung n’a rien communiqué à son sujet, mais la diagonale de 27 pouces offre une densité de 218 pixels par pouce et NON ce n’est pas trop, c’est au contraire la densité de pixels parfaite pour ne plus distinguer les pixels à l’usage bureau d’un moniteur de 27 pouces.

À droite, on aperçoit la dalle 5K de Samsung… en Penta Tandem ?

Cette densité de pixels est justement la raison pour laquelle le Studio Display embarque une dalle 5K de 27 pouces, tout comme les iMac 27 pouces depuis 2014 (et oui déjà !) avec celui-ci embarquant un i7 ou encore celui-là avec un i9.

Si vous souhaitez découvrir plus en détail le sujet de la densité de pixels, j’aborde ce point dans cette vidéo :

Concernant LG

Du côté d’LG, les annonces étaient plus discrètes. Nous avons eu droit, entre autres, à deux moniteurs particulièrement mis en avant par leur format, du 45″ incurvé, avec les références 45GX900A-B et 45GX950A-B.

Le 45GS95QE-B de chez LG.

Pour le premier, c’est une mise à jour du 45GS95QE-B lancé en 2024. Le second, en revanche, apporte un point particulièrement intéressant, une définition 5K2K, soit 5120×2160, très loin du 3440×1440 que nous avions avant.

L’impressionnant 45GX950A-B

En effet, le problème d’un moniteur de 45″ qui affiche du 3440×1440 vient de sa densité de pixels qui est catastrophique pour un usage pratique. C’est largement suffisant pour du simulateur, mais ne sera pas adapté à un autre usage que le gaming.

Le 45GX950A-B d’LG offre donc une plus grande latitude en augmentant considérablement cette densité de pixels, de 123, très loin des 83 d’avant. Cette augmentation de 50% de la densité n’en fera pas pour autant un écran révolutionnaire dans le sens où un écran standard (QHD 27″) en possède 109 et que c’est très loin d’un moniteur 4K de 27″ (166, mais reprenez ma vidéo ci-dessus pour ce point si nécessaire), mais ça suffit à offrir une expérience mixte plus agréable pour qui souhaite un moniteur immense (45″ 21/9 quand même !).

Les points de vigilance

Méfiez-vous de certaines références qui peuvent être un peu fourbes, comme par exemple chez ROG avec le XG27AQDMG. En effet, proposé entre 460 et 500€, il s’annonce performant et intéressant sur le papier (et c’est vrai que ce n’est pas un mauvais écran du tout) mais il s’agit là d’une version améliorée de cette première génération de dalle W-OLED, avec un revêtement brillant tout ce qu’il y a de plus classique, mais sa connectique (HDMI 2.0) ne le rend pas idéal pour jouer sur console.

Le ROG XG27AQDMG

Le ROG XG27AQDMG

Concernant le revêtement brillant, il permet de retirer le côté granuleux du mat et pour qui cherchaient alors un rendu brillant sans les teintes violettes souvent présentes sur des écrans avec une dalle QD-OLED c’est un bon choix, mais qui va se faire au détriment de la colorimétrie, beaucoup moins bonne que sur des références avec une dalle QD-OLED qu’on trouve souvent dans le même ordre de prix.

Vous trouverez également de nombreuses références d’AOC à des tarifs très bas, mais qui impliquent là aussi quelques concessions, comme une absence d’HDMI 2.1 ou de DisplayPort 2.1. Ce n’est pas un « problème » en soi si vous jouez sur PC, le DisplayPort 1.4 permettra largement le bon fonctionnement du produit, mais c’est à savoir.

AOC Agon Pro AG276QZD2AM

Enfin, faites attention aux fiches produits.

Les constructeurs (ROG, MSI etc) ne comptent pas forcément les générations comme les fabricants de dalle. Ainsi, un produit peut être indiqué « 3ème génération » sur sa fiche constructeur, qaund bien même il n’embarque qu’une dalle de 2ème génération.

L’astuce pour ne pas se tromper ? Prendre le temps de regarder l’ensemble de la fiche technique pour y déceler les contradictions, ou être bien attentif au descriptif.

Pour illustrer ce point, j’attire votre attention sur cette référence de ROG qui indique, dans son bento, utiliser une technologie de 3ème génération. Toutefois, si on regarde bien, c’est indiqué technologie de 3ème génération ROG avant le mot OLED. C’est donc la 3ème génération du produit dans le catalogue du constructeur, alors qu’il n’embarque qu’une dalle « Gen 2″ de LG, puisque ce format (800R, 21/9 et 34 ») n’existe pas dans d’autres générations.

Gen 4 – 2025 : Confusion

Si le marché des téléviseurs OLED s’est considérablement amélioré en 2025, c’est toujours sur le segment PC et gaming que nous allons rester.

Cette année-là fut un peu compliquée pour nous autres consommateurs. Tellement de références sur le marché, tellement d’erreurs dans les fiches produits des revendeurs, voire dans les annonces de produit par les constructeurs eux-mêmes ! En résulte un sentiment où personne ne comprend plus vraiment le sujet et où le manque de linéarité dans les appellations se fait ressentir.

Pour imager mon précédent paragraphe, je prendrais le cas d’LG Display qui annonce un écran OLED DisplayPort 2.1 UHBR20 alors que ce n’est « que » du 13.5, ce qui change beaucoup de choses.

On notera également que Samsung sort encore des variantes de ses propres écrans avec ENCORE les mêmes noms (au total il existe un G6 en 240 Hz, 280 Hz, 360 Hz, 500 Hz, Mat, et semi brillant, tout ça en OLED sans compter les autres dalles en VA par exemple). Ne parlons pas non plus du G9 où personne ne comprend trop les différences sans fouiller longuement chaque fiche technique. Bref, les consommateurs sont complètement largués.

En revanche, niveau technologies, nous avons été gâtés.

Si jusque-là nous voulions de la performance, nous devions rester sur du W-OLED d’LG Display. Toutefois attention, quand je parle de performance, je parle de la fréquence et de la réactivité en gaming. En effet, les dalles QD-OLED plafonnaient à « seulement » 360 hz, là où LG proposait du 480 Hz à prix « correct ».

En revanche, si vous avez bien suivi, vous devriez vous rappeler que les dalles LG proposaient alors un volume de couleur considérablement inférieur (30-35% de moins) aux dalles QD-OLED. Ainsi, pour quelqu’un passant d’un QD-OLED Gen 2 par exemple à un W-OLED Gen 2, l’image pourrait semble « terne » aux yeux de certains, une concession qui a incité beaucoup de monde à rester sur du QD-OLED 360 Hz.

Fort heureusement, Samsung Display a lancé une nouvelle génération de dalle en 27″ offrant du 500 Hz avec une luminosité supérieure, passant ainsi d’un DispayHDR TrueBlack 400 à du 500, et d’un Peak 1000 à un Peak 1300, belle évolution.

Au programme des références QD-OLED 500 Hz premium de cette année, nous avons donc eu :

      • Le FO27Q5P de Gigabyte avec du DisplayPort 2.1 UHBR20
      • Le MPG 271QR X50 de chez MSI avec en prime un USB-C 98w
      • Le G6 de Samsung (G60SF) qui s’offre le meilleur rapport performance/prix
      • Le XG27AQDPG de chez ROG, avec un capteur de mouvement.

Dans ce lot, je ne vous cache pas que le Gigabyte reste mon préféré et de loin. Son connecteur DisplayPort 2.1 UHBR20 complète à merveille une carte graphique dernière génération embarquant également ce connecteur et ce protocole, comme cette RTX 5070 ou cette RTX 5080, permettant ainsi un signal sans compression.

Nous avons également vu arriver des dalles aux rafraichissements un peu plus exotiques, comme du 180 ou du 280 Hz. En réalité, il s’agit là non pas d’une technique malhonnête de perdre encore un peu plus le consommateur, mais de limiter les pertes en production, une pratique courante de l’industrie (un Intel i7 qui devient un i5, une RTX 5080 qui devient une 5070 etc).

En effet, les dalles ne réussissant pas les tests pour tenir une fréquence de 240 Hz, ou avec une légère dérive colorimétrique, sont bridées à 180 Hz et offrent ainsi une entrée de gamme plus abordable au lieu de « jeter à la poubelle ». Idem pour le 280 Hz qui découle du binning général de la gamme 360 Hz. Toutefois je vous rassure, vous n’achetez pas de la mauvaise qualité pour autant, et ça offre d’ailleurs un rapport qualité/prix souvent plus intéressant.

Bilan

Pour cette année, je trouve que Samsung a été le plus novateur. On sent que LG travaillait déjà dur sur la gamme de 2026, au point d’en délaisser l’année 2025. Ce dernier souffre toujours d’un manque de références sur le marché de la 4K 27 pouces qui n’existe toujours pas en OLED chez LG. Samsung reste donc seul à dominer ce segment.

Alienware AW2725Q

Toutefois, le prix (entre 750 et 1000€) des dalles QD-OLED dernière génération en 500 Hz et DisplayHDR TrueBlack 500 pourrait freiner les envies de changement de beaucoup de joueurs, en particulier quand les autres références en vente continuent de baisser de prix. Toutefois, si vous vous rappelez du début de cet article et des prix de la Gen 1 de 2023, ou plus ancien, avant des écrans IPS, nous restons malgré tout sur un segment tarifaire dans la norme du haut de gamme/premium de ces 10 dernières années.

Gen 4/5 – 2026 : Tandem

Tandem OLED chez LG, Penta Tandem chez Samsung, la grosse nouveauté de cette nouvelle année vient de ses dalles de nouvelles générations.

Qu’est-ce que le Tandem OLED ?

Attention à ne pas tomber dans le piège du marketing ! Si LG met considérablement en avant ce point, cette technologie d’empilement détaillée ci-dessous n’est pas propre à LG, et Samsung l’utilise également avec une conception toutefois différente et nommée le Penta Tandem.

La différence de structure

Vulgairement, on pourrait schématiser ça par une ampoule qui doit briller très fort pour offrir plus de luminosité. Toutefois, plus elle brille fort, plus elle chauffe et plus elle s’use vite (burn-in).

Le Tandem OLED, c’est comme si on empilait deux ampoules l’une sur l’autre pour éclairer le même pixel. Résultat, elles travaillent ensemble (en tandem, d’où le nom) pour atteindre une luminosité plus importante. Comme elles se partagent le travail, elles chauffent également beaucoup moins, ce qui augmente leur durée de vie. Les constructeurs estiment qu’elle se trouve ainsi doublée.

Les différents agencements de sous-pixels en QD-OLED

En revanche attention, Samsung Display n’est pas en reste ! Cette année, ils ont lancé de manière totalement inattendue une nouvelle génération de dalle 21/9, et c’est une petite révolution.

Si vous avez bien tout retenu, le 21/9 n’a pas été actualisé depuis 2023/2024. C’est à la fois très proche, mais terriblement éloigné d’un point de vue technologique.

Le G9 de Samsung

SAAAAUF QUE ! Début janvier, à la surprise générale, Samsung a annoncé que les panneaux QD-OLED 21/9 passaient directement à la nouvelle et 5ème génération de dalle, avec un nouvel agencement des sous pixels, une luminosité encore plus élevée (DisplayHDR True Black 500 contre 400) et un rafraichissement à la hauteur des dalles 16/9, à savoir un passage de 175/240 à du 360 Hz. Sacrée révolution !

Si le sujet vous intéresse, j’ai eu l’opportunité de créer du contenu sur cette nouvelle génération de dalle en 34 pouces avant son annonce et son lancement :

Pourquoi le Tandem OLED est révolution pour 2026 ?

Jusqu’ici, l’OLED faisait peur pour le travail (bureautique, textes fixes) ou les longues sessions de jeux avec des interfaces figées, par exemple les gros joueurs de FPS ou de MMORPG utilisant leur écran plus de 20-30h/semaine sur le même jeu.

Toutefois, cette peur du « burn-in » est largement exagérée et reste dans l’inconscient collectif à cause des premières générations de dalles, en particulier sur des TV qui ont environ 10 ans.

Dans cet article ou encore cet article, je prenais déjà le temps d’expliquer qu’avec 5000h en 2 ans soit 7h par jour pendant 730 jours, un écran avec des technologies moins avancées, ne brulait pas avec une image fixe ! Alors sur une génération qui double sa durée de vie, on est serein un bon moment.

Attention toutefois. Tout le risque est possible, les défauts de produits également, mais l’OLED, tout comme l’IPS, le VA, le TN, les TV ou encore les smartphones, peuvent un jour tomber en panne ou présenter des problèmes. La brûlure ne doit plus être un risque à considérer à l’achat aujourd’hui.

Pour les plus curieux, le bento ci-dessous provient de la fiche produit du site constructeur du MSI MPG 272URX QD-OLED, qui embarque cette nouvelle technologie, comme mentionné par la présence « OLED TANDEM À 5 COUCHES » et QD-OLED.

Bento du MSI MPG 272URX QD-OLED

Quels produits attendre ?

Impossible pour moi de vous lister tous les produits présentés, dans la mesure où ceux-ci sont souvent annoncés mais commercialisés plusieurs mois après, et/ou pas dans tous les pays, ainsi qu’à des dates et des prix souvent inconnus.

Toutefois, dans les nouvelles références avec une dalle de 4ème génération LG Display, nous avons :

– Gigabyte MO27Q28G : QHD de 27 pouces à 280 Hz
– LG 27GX700A-B : QHD de 27 pouces à 280 Hz
– ROG XG27AQWMG : QHD de 27 pouces à 280 Hz et TrueBlack Glossy
– LG 39GX950B : Un écran 5K2K 21/9 de 39 pouces en Dual Hz
– LG 27GX790B : QHD de 27 pouces en Dual Hz 540-720 Hz
– LG 32GX870B : 4K de 32 pouces en Dual Hz 480-240 Hz
– ROG PG27AQWP-W : QHD de 27 pouces en Dual Hz 540-720 Hz et TrueBlack Glossy
– Acer PREDATOR X27U : QHD de 27 pouces en Dual Hz 540-720 Hz
– AGON Pro AGP277QKD : QHD de 27 pouces en Dual Hz 540-720 Hz
– ViewSonic XG273F-2K : QHD de 27 pouces en Dual Hz 540-720 Hz

Chez Samsung Display, voici quelques refs, tous en Génération 3.5 QHD, 500 Hz et 27 pouces :

– Samsung G60SF : Le moins cher pour le moment
– AOC AG276QKD2 : Qui propose un pied réduit
– Gigabyte Aorus FO27Q5P : Qui offre du DisplayPort 2.1 UHBR20
– MSI 271QR X50 : Qui embarque en plus de l’USB-C 98w PD/DP
– ROG XG27AQDPG : Pour ceux qui aiment le look de ROG
– HyperX OMEN OLED 27qs : Qui embarque en plus de l’USB-C 100w PD/DP
– INNOCN GA27M1Q : Encore indisponible par chez nous

Concernant le 21/9, il y aura le MSI 341CQR X36 présenté en vidéo un peu plus haut ainsi que le PG34WCDN de chez ROG, mais pas encore disponible à la vente pour le moment, tout comme le MO34WQC36 d’Aorus (Gigabyte).

Concernant Alienware, Philips et autres, il n’y a étonnamment rien à signaler pour le moment dans ce format. Est-ce lié à un contrat d’exclusivité entre MSI et Samsung ? C’est la théorie qui m’a traversé l’esprit.

Le point sur les revêtements

À présent qu’on vient de voir une petite liste, je tiens à attirer votre attention sur un point que vous avez vu passer à quelques reprises, le TrueBlack Glossy.

Exemple de rendu pour les revetements

TrueBlack Glossy vs Mat vs Semi Glossy

Cette technologie de revêtement propriétaire de ROG offre un rendu brillant (glossy) à l’écran, évitant ainsi le côté « granuleux » des revêtements mat. Il offre aussi un niveau de noir plus profond et se nettoie beaucoup plus facilement, le tout sans laisser le rendu « violet » des semi-glossy qu’on trouve sur le QD-OLED. Il convient en revanche de garder en tête que ce revêtement est très brillant et que la moindre source de lumière derrière vous pourra être gênante.

Si vous avez besoin de conseils pour le nettoyage des écrans en général, en particulier des semi brillant plus sensibles aux rayures, cette vidéo est là pour vous aider :

Toutefois, bien qu’excellent, ce revêtement impose un inconvénient majeur : il est propriétaire à ROG.

À mon grand regret, sur cette génération 2025/2026, c’est le FO27Q5P d’Aorus qui m’intéresse le plus, en particulier parce qu’il est le seul à embarquer du DisplayPort 2.1 et qu’il se trouve (neuf) en dessous de 900€. Sauf que ce n’est pas un ROG, et il sera impossible d’avoir un revêtement TrueBlack Glossy, celui-ci n’étant « que » mat.

Pour avoir la même chose en termes de performance (DP 2.1 + luminosité + 500 hz+) il faut tabler sur le PG27AQWP-W, qui, au moment où je publie cet article, coûte tout de même 259€ de plus que l’Aorus. Ça fait cher le revêtement.

Heureusement, Gigabyte a du répondant et proposera prochainement une version modifiée de son écran, passant d’un revêtement mat au brillant avec le MO27Q28GR et ce qu’ils appellent RealBlack Glossy. Il devrait arriver d’ici quelques semaines. En revanche, cette référence ne proposera pas de DisplayPort 2.1, uniquement du 1.4 en compagnie de l’habituel HDMI 2.1.

Chez MSI, nous avons également l’apparition du « Dark Armor Film » qui offre des noirs 40% supérieurs et une résistance aux rayures 2,5x plus élevée que ce qu’on trouve sur le revêtement semi-brillant « violacé » standard des QD-OLED. Belle évolution, bien qu’au moment où je rédige cet article, il n’est disponible que sur le 341CQR X36.

La version Glossy du Gigabyte

La version Glossy du Gigabyte

Toujours sur le sujet du revêtement, gardez en tête que mat ou brillant, c’est vraiment une question de préférence. Si le semi-brillant « violacé » qu’on trouve sur une partie des QD-OLED est de manière unanime considéré comme le moins bons, le plus facile à rayer et le plus dur à nettoyer, il offre une solution alternative pour qui n’aime pas les écrans mats, plus « granuleux ».

Le True Black Glossy et le RealBlack Glossy s’annoncent donc comme d’excellentes alternatives, sauf à avoir une fenêtre ou une lame derrière soit.

Mat (gauche) et brillant (droite)

Nous avons tous un environnement différent, des lumières et des fenêtres à des endroits différents, et « imposer » un choix à quelqu’un sans en tenir compte n’a pas vraiment de sens.

Il est indéniable qu’un écran brillant ou semi-brillant aura un rendu plus précis et des noirs plus profonds, mais nous n’y sommes pas tous sensibles de la même façon et, encore une fois, selon l’environnement de chacun, un écran brillant pourrait être une bien mauvaise idée.

Le rendu mat (gauche) offre des contrastes/teintes/rendus moins précis

Bilan

Je continuerai de mettre cet article à jour au fur et à mesure des sorties de produits et annonces des constructeurs. Toutefois, en Janvier/Février 2026, il propose une base très solide pour comprendre le sujet.

N’oubliez pas également que, malgré le tarif élevé qui mettra de côté de nombreux joueurs, les écrans OLED n’ont jamais été aussi abordables, et jamais dans l’histoire du gaming nous avons eu des écrans aussi performants à des tarifs aussi intéressants. Souvenez-vous de mon introduction, nous avions des écrans IPS beaucoup plus chers que des écrans OLED aujourd’hui !

En effet, à 449€ on trouve aujourd’hui, neuf et hors période de promo, cette référence du G5 chez Cybertek, offrant du 180 Hz en QD-OLED avec un revêtement mat, certifié G-Sync et Pantone. Techniquement pas le meilleur écran avec une connectique un peu datée, mais en période de promo c’est un bon rapport qualité prix pour qui souhaite de l’OLED et si le budget ne permet pas d’aller plus haut.

Toujours chez Cybertek, cette référence d’ASRock proposera, pour moins de 500€, une dalle W-OLED avec du DisplayHDR TrueBlack 400, du 240 Hz, de l’USB-C, le tout en QHD et 27 pouces. Là encore, un prix impensable il n’y a encore pas si longtemps pour jouer sur un écran gaming OLED.

Si les écrans OLED ne sont pas parfaits, ils le deviennent un peu plus chaque mois qui passe, et permettent d’offrir aux joueurs et joueuses une redécouverte de la plupart de leurs films et jeux.

Quelles références à prendre en Mars 2026 ?

Si nous devions résumer en quelques mots les références à retenir et à recommander en Mars 2026, sur un avec à chaque fois une référence équipée d’une dalle LG Display et Samsung Display :

Petit budget sans concessions :

W-OLED : ROG 27 pouces 240 Hz glossy
QD-OLED : ROG QHD 27 pouces 280 Hz

Budget confort pour de la perf pur :

W-OLED : Gigabyte Tandem OLED 280 hz
QD-OLED : Samsung G6 360 Hz de 27 pouces

Budget premium :

W-OLED 4K : ROG True Black Glossy Dual HZ 32 pouces
QD-OLED 4K : Alienware 4K 32 pouces et 240 Hz
QD-OLED QHD : Gigabyte 500 Hz Displayport 2.1 UHBR20

Conclusion

Certes, le sujet est vaste et compliqué, il y a beaucoup de désinformations sur le sujet et il n’est pas facile de s’y retrouver, mais si vous avez des questions avant un achat pour être certains de la référence dont vous pourriez avoir besoin, un formulaire est dispo sur mon Discord. N’hésitez pas à venir y faire un tour !

Ma page Tipeee est également à votre disposition si vous souhaitez me faire un petit don, ça aide à conserver un site et du contenu sans publicité.

Enfin, pour les plus curieux, si un jour vous avez du temps, n’hésitez pas à faire un petit tour sur ma chaîne YouTube, j’ai joint plusieurs de mes vidéos dans cet article, et je publie régulièrement du contenu sur le sujet des écrans 🙂

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